Souche et consanguinité

Généralités

La consanguinité entre deux individus est la proportion d'allèles identiques par descendance, il s'agit donc d’un pourcentage. Par exemple, deux clones ou deux vrais jumeaux sont parfaitement consanguins (100%).

En principe, chaque jeune hérite de la moitié des chromosomes de chaque parent… Deux frères, deux soeurs peuvent ainsi être très différents selon la manière dont les gènes se séparent lorsque les chromosomes se divisent. Dans un couple le mâle, le père, ainsi que la femelle, la mère, apportent avec eux l’ensemble de leur patrimoine chromosomique.

Lorsque les chromosomes se divisent, ils contiennent donc la moitié des gènes de chaque parent et le jeune reçoit la moitié de ses gènes du père et l’autre moitié de la mère.

La question est alors : après la scission des chromosomes qu’elle est la moitié de gènes qu’ils reçoivent ? Quelle moitié les jeunes obtiennent-ils de chaque parent ? A partir de là, seul le hasard intervient et impossible alors de fixer une caractéristique interressante telle qu’une mutation nouvelle… si ce n’est par la consanguinité…

Il appartient à l’éleveur de gérer cette consanguinité : s’il est vrai qu’en élevage consanguin on peut fixer des caractéristiques précises et voulues, il est également vrai que l’on peut également fixer des caractères indésirables… Par ailleurs, en accouplant des individus en parentés très proches, on aboutit rapidement à une situation où l’on perd la fécondité de la souche, ce qui oblige à réintroduire du sang neuf. 

Seulement, il n’y a pas d’homogénéité dans une souche sans consanguinité. La consanguinité est considérée comme raisonnable jusqu'à 10%. Elle est rapprochée entre 10 et 20 %. La valeur de 20% est considérée comme la limite supérieure : au-delà, il s'agit d'une consanguinité forte. Il faut donc maîtriser la consanguinité des individus pour établir et assurer la pérennité d'une souche.

Exemples de mariages consanguins et leur taux associé :

Père x fille ou Mère x fils = 25%
Frère x Sœur = 25%
1/2 frère x 1/2 sœur = 12,5%
Cousins germains = 6,25%
Oncle x nièce ou Tante x neveu = 12,5%
Grands-parents x petit(e) fils(le) =12,5

Créer une souche

Chez le mandarin, les techniques d'établissement de souche sont différentes en fonction de l'hérédité de la mutation travaillé. Quelques exemples vous sont présentés ici.

Créer une souche de gris classiques

Pour travailler le gris classique, il faut partir de plusieurs couples de très bonne qualité. 

Prenons l'exemple d'un couple A et d'un couple B que l'on accouple en première génération. Pour la génération suivante, des couples formés d'un jeune issu A et d'un jeune issu B donneront naissances à des jeunes AB. A ce stade, les jeunes AB présentent des taux de consanguinité de zéro. En troisième génération, les jeunes AB sont croisés ensemble. Ces jeunes auront leurs 4 grands parents en communs, le taux de consanguinité associé à ces accouplement est de 12,5%. Ses jeunes présenteront tous les caractéristiques de leurs 4 grands parents d'origine. Les caractéristiques (bonnes ou mauvaises) seront donc fixées sur ces oiseaux.

Si on réalise une génération de plus avec les jeunes consanguins à 12,5%, on obtient des jeunes qui ont tous leurs grands parents et leurs arrières grand parents en commun. Leur taux de consanguinité serait alors de 18,75%. Cet accouplement est donc à proscrire. L'introduction de nouveau sang par du gris venant d'une autre souche est donc indispensable pour accoupler avec les jeunes dont le taux de consanguinité est à 12,5%. Cependant, après avoir eu recours à du sang neuf, il faut réintroduire les jeunes dans la souche d'origine pour faire ressortir les caractéristiques fixés. L'apport de sang neuf peut être l'occasion d'introduire une petite correction de défaut des marques ou de dessins. 

Il est à rappeller que seuls les meilleurs jeunes suivant des critères de sélection que vous aurez définis seront à garder.

Critères de sélection

 

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